GPS Perray-Vaucluse

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De la Gilquinière à l’asile de Vaucluse

Ce domaine appartenait à l’origine aux bénédictins de St Germain des Prés. Il est mentionné pour ainsi dire à ses débuts dans une charte du XIIIème siècle.

Le domaine fut cédé le 7 mars 1253 à Guillaume du Terme, bailli de Rouen. Au XVème siècle, on retrouve ses descendants, Bertrand du Terme, seigneur du Perray et de la Gilquinière. Son successeur, Isaac de Martine, conseiller au parlement de Bretagne, en 1595.

Par son dénombrement, nous connaissons la consistance, à la fin du XVIème siècle, de ce domaine autrefois simple manoir, jardin et quartier de vigne. Sur l’emplacement du château actuel était bâti un hôtel seigneurial en forme de pavillon avec une galerie sur la façade principale, les sous-sols renfermaient une prison.

  • Le plan de la Gilquinière vers 1845
  • Le plan de situation en 1878
  • Le plan général de situation en 1890
  • Le Château de Perray Vaucluse
  • Le Château de Perray Vaucluse
  • L'ancienne entrée principale

Résidents et propriétaires prestigieux du domaine

Cette demeure accueillit :

  • en 1658, René de la Fautrière, conseiller du roi au parlement de Paris.
  • En 1673, René Davy.
  • en 1690, leur fils Guillaume Davy de la Fautrière, conseiller du roi, maître en la cour des comptes.
  • en 1719, dame Elisabeth Raguienne, veuve de Jean du Clerc, en son vivant écuyer, capitaine de Brûlot et chevalier de St Louis.
  • Puis Jean Rieu le cadet, de la Compagnie des Indes.

En 1743, M. Claude Boulaine, procureur au parlement, s’en se rend acquéreur pour le compte de M. Gratien Drouilhet, receveur général des finances, trésorier général du barrage et de l’entretien du pavé de Paris. C’est très probablement à eux que l’on doit les dispositions actuelles de la maison d’habitation et de ses communs.

En 1757, François Marchant, écuyer, conseiller secrétaire honoraire du roi, le donna à son fils François Michel, écuyer.

En 1782, le très haut et très puissant seigneur Messire Alexandre Emmanuel de Crussol, bailli grand croix non profès de l’ordre de St Jean de Jérusalem, Chevalier des ordres du roi et de l’ordre royal militaire de St Louis, maréchal de camp des armées et capitaine des gardes du corps du Comte d’Artois.

La propriété changea de nom pour celui de Vaucluse, sur le désir exprimé dit-on par le Comte de Provence, frère du roi, qui devint plus tard Louis XVIII.

Le domaine devint ensuite successivement la propriété :

  • En 1791, Jean Henri Morel de Grolé, Comte de Peyre, maréchal de camp ;
  • en 1794, Pierre Michel Desbrosses ;
  • en 1803 Bernard Jean Etienne Delaitre, frère du baron Delaitre, préfet de Seine et Oise sous le 1er Empire ;
  • en 1811, Jean Marie Pierre François Leparge Dorsenne, Comte de l’Empire, général de division, colonel des grenadiers à pied de la garde, gouverneur du 5ème gouvernement militaire d’Espagne, chambellan de l’Empereur, commandant de la légion d’honneur, etc. ;
  • en 1816, Pierre Dabrin, entrepreneur de bâtiments, chevalier de la légion d’honneur ;
  • en 1838, Paul Dabrin, agent de change, fils aîné du précédent ;
  • en 1860, Thomas KirkPatrick, négociant demeurant à Londres.
  • Le bâtiment de la Direction
  • Le bâtiment de la Direction
  • La Cour d'honneur des Services Généraux
  • Le Plateau de Nivose
  • Le bâtiment de soins
  • L'ancienne entrée de la Colonie
  • La Cour d'honneur de la Colonie

Acquisition du domaine par le département de la Seine et aménagements du lieu

Le département de la Seine acquit le 17 et 18 décembre 1863 ce domaine de 125 hectares 24 ares et 21 centiares pour en faire un asile d’aliénés.

Sous la direction de l’architecte D. Lebouteux, des bâtiments de type Haussmannien furent érigés de 1865 à 1868 pour recevoir 600 lits adultes hommes et femmes et une ferme.

L’asile de Vaucluse fut inauguré le 23 janvier 1869.

L’établissement fabriquait dans son usine le gaz pour la lumière et les réchauds, l’eau était puisée dans la rivière de l’Orge, l’entretien des bâtiments était assuré par le service des ateliers, la buanderie, la couture et le tailleur s’occupaient du  linge, la ferme produisait viande, et légumes, la cuisine confectionnait les repas.

En 1876 furent ouverts 116 lits pour les colons garçons dans le bas de l’asile.
Les locaux de la ferme furent transformés en 1885 pour pouvoir accueillir 160 colons et un deuxième agrandissement en 1894 pour porter la capacité à 250 lits.
En 1888, une petite ferme est construite pour occuper les colons. En 1889, Vaucluse est le premier asile de la Seine à avoir la lumière électrique.

En 1900, l’établissement comptait 423 hommes, 494 femmes, 240 colons et 178 personnels.
En 1902, l’établissement reprend possession du moulin (retraite du meunier) et le transforme en meunerie, boulangerie. Le pain sera fabriqué sur place jusqu’en 1963. Les Colons et les adultes (en moyenne 30% des patients) travaillent dans les champs, potager et dans l’ensemble des services de l’établissement.

Au fur et à mesure des années, l’établissement construira plusieurs bâtiments pour pouvoir accueillir les patients et par la suite pour l’humanisation des conditions de vie et d’hébergement.

  • La Chapelle
  • La Blanchisserie
  • Le Moulin
  • La Ferme de Perray Vaucluse
  • La Ferme de Perray Vaucluse
  • Les Ateliers
  • L'usine

Vers un groupe de santé public

L’établissement possédait sa chapelle, son amphithéâtre et son propre cimetière. Il fut laïcisé en 1885.

Les infirmiers ont toujours été formés dans l’établissement. Une crèche est ouverte depuis 1969.

Une gare fut construite sur la demande de l’établissement pour faciliter les communications, le nom de Perray-Vaucluse y est encore visible aujourd’hui.

L’établissement a pu ainsi accueillir:

  • Les patients de Ville-évrard pendant la guerre de 1870 ;
  • Les patients d’une maison de retraite de Villers-Cotterêts et les patients d’un asile Belge pendant la guerre de 1914-1918.
  • L’Office Public d’Hygiène Sociale occupa l’établissement en 1944 pour des malades tuberculeux.

Le 25 octobre 1944, l’établissement fut mis sous autorité militaire.
300 lits ont été mis à leur disposition.

Un peu plus histoire avec l’Association des Amis de l’Histoire de Ste Geneviève des Bois

L’association organise des conférences, colloques sur le thème de l’histoire de la ville de Ste Geneviève des Bois et en particulier sur l’histoire du site de Perray.

Pour les journées du patrimoine, elle organise des visites guidées du site de Perray, à suivre dans l’actualité du GPS Perray Vaucluse...

Qualité

La démarche qualité / gestion des risques

Groupe Public de Santé Perray-Vaucluse - 91360 Epinay-sur-Orge
contact : webmaster-internet@gpspv.fr

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